Cercle vicieux Concepts Palo Alto
On connaît tous la sensation : plus on essaie de régler quelque chose, plus ça empire. On insiste, la situation résiste, alors on insiste encore. C’est exactement ça, un cercle vicieux : une boucle où la réponse au problème vient nourrir le problème, qui appelle la même réponse, en plus fort.
L’idée vient de l’école de Palo Alto, qui a emprunté à la cybernétique la notion de rétroaction. Gregory Bateson, puis Paul Watzlawick et son équipe, ont montré qu’entre deux personnes, la causalité n’est pas une ligne droite (A cause B) mais un cercle : A influence B, qui influence A en retour. Personne n’a vraiment « commencé ». Chacun réagit à l’autre, et cette causalité circulaire peut s’emballer.
Quelques boucles qu’on reconnaît vite :
- Plus un parent surveille les devoirs, moins l’enfant s’investit et se responsabilise, donc le parent surveille davantage ;
- Plus on surveille son sommeil pour réussir à dormir, plus on s’active, moins l’on est enclin à s’endormir ;
- Plus on évite une situation qui angoisse, plus l’angoisse grandit, et plus l’évitement s’impose.
En Thérapie brève systémique et stratégique, on ne cherche pas qui a tort. On repère la boucle, et bien souvent, modifier le comportement d’un seul de ses maillons permet d’interrompre le cercle infernal.
À ne pas confondre avec
La tentative de solution : c’est le geste qu’on répète (ce qu’on fait pour s’en sortir). Le cercle vicieux, c’est la boucle qui en résulte. La tentative de solution alimente le cercle vicieux.
Voir aussi dans le glossaire
- Tentative de solution Concepts Palo Alto
