recherche & science

La fiabilité des études, les biais des publications, ce qu’on sait vraiment et ce qu’on croit savoir. Un regard critique sur la recherche en psychologie et en sciences de l’éducation, pour lire les chiffres sans se faire avoir.

Minute psyPsy en visio : ce que la science dit sur l’efficacité de la thérapie en ligne (et c’est surprenant)

La thérapie en ligne produit des résultats cliniques comparables à la thérapie en cabinet, parfois supérieurs. Ce n'est pas une promesse commerciale : c'est ce que montrent plusieurs méta-analyses et essais randomisés contrôlés accumulés depuis vingt ans. Pour les troubles anxieux, la dépression légère à modérée et la plupart des situations courantes, la distance ne change pas grand-chose à ce qui compte.

Sexiste, le bulletin scolaire de mon enfant ? Ce que la recherche dit sur les biais de genre

Les appréciations du bulletin scolaire véhiculent des biais de genre inconscients, même chez les enseignants les plus attentifs. En France, une étude portant sur 600 000 bulletins montre qu'à niveau scolaire comparable, les mots utilisés pour qualifier les filles et les garçons diffèrent de façon systématique... et pas dans le sens auquel on s'attendrait.

Récompenses en éducation : la science dit le contraire de ce que vous croyez

Stickers, bons points, classements, notes… donner des récompenses à un enfant fonctionne. Le problème, c'est ce qui se passe quand on arrête : l'enfant, lui, s'arrête aussi. Depuis 50 ans, la recherche en psychologie cognitive accumule les preuves : certaines récompenses détruisent silencieusement la motivation intrinsèque. D'autres la cultivent. La nuance est capitale.

L'effet Pygmalion à l'école : comment le regard d'un prof peut changer le destin d'un élève

L'effet Pygmalion, c'est le fait que les attentes d'un enseignant ou d'un parent sur un enfant finissent par se réaliser, même quand elles étaient fausses au départ. Son inverse, l'effet Golem, est tout aussi réel : un regard négatif suffit à plomber des élèves capables. Voici ce que la recherche a compris sur cette prophétie silencieuse, et ce qu'on peut faire pour ne pas en être l'instrument sans le savoir.

Votre enfant refuse de partager ? Bonne nouvelle.

Un enfant qui ne veut pas partager n'est pas égoïste : il est en train de construire sa capacité à le faire. Avant 3 ans, il n'en est neurologiquement pas capable. Entre 3 et 6 ans, il apprend. Ce que les parents font naturellement pour forcer le partage est souvent la chose qui ralentit cet apprentissage.
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