Renforcement intermittent Psychologie générale
Un enfant qui insiste malgré dix-neuf refus. Un joueur qui remet une pièce dans la machine. Quelqu’un qui revérifie son téléphone sans rien attendre de précis. Dans les trois cas, le renforcement n’arrive presque jamais, et c’est justement ça qui maintient le comportement en vie.
Ce mécanisme s’appelle le renforcement intermittent. Il a été mis en évidence par Charles Ferster et Burrhus Frederic Skinner en 1957, dans leurs travaux sur les calendriers de renforcement au sein du conditionnement opérant.
Moins un renforcement est prévisible, plus il résiste à l’oubli.
- Un enfant qui obtient gain de cause 1 fois sur 20 continue d’insister, parce que la vingtième fois pourrait être la bonne.
- Dans un couple, un texto tendre reçu de façon imprévisible après des silences maintient l’attente bien plus qu’une attention régulière.
- Au travail, une reconnaissance accordée au hasard pousse souvent à se donner davantage que des retours systématiques.
En Thérapie brève systémique et stratégique, repérer un renforcement intermittent permet souvent de comprendre pourquoi un comportement auquel on pensait pouvoir mettre fin persiste malgré tout.
À ne pas confondre avec
Le renforcement positif décrit la nature de la récompense (ajouter quelque chose d’agréable). Le renforcement intermittent décrit sa fréquence (imprévisible plutôt que systématique). Un renforcement peut être positif et intermittent à la fois : ce sont deux axes différents, pas deux synonymes.
Voir aussi dans le glossaire
- Tentative de solution Concepts Palo Alto
