Depuis trois semaines, Delphine arrive quinze minutes en avance pour préparer sa réponse avant que son collègue de bureau ne recommence. Il lui coupe la parole en réunion, reformule ses idées à son compte deux minutes plus tard, retient des informations essentielles, et sourit ensuite comme si de rien n’était. Elle a essayé d’en parler calmement, une fois, avec une fin de non recevoir. Puis elle s’est tue plusieurs séances de suite, en se disant que ça passerait avec le temps. Ça n’est pas passé, et elle ne sait plus très bien à quel moment précis la situation a commencé à s’enliser. En réalité, dès la première remarque restée sans réponse.
Pourquoi il n’existe pas de bonne réaction face à un collègue difficile
Face à un collègue ou un supérieur qui dépasse une limite, et à un schéma qui se répète, on cherche presque toujours une bonne réponse : confronter, se justifier, laisser passer,… En réalité, ni l’une ni l’autre n’est bonne ou mauvaise en soi. Ce qui détermine si une réaction calme la situation ou l’aggrave, c’est ce qui a déjà été tenté avant elle, et la lecture que l’autre fait à chacune de ces tentatives.
Ce qui a du poids, en réalité, n’est pas la réaction isolée mais ce qu’elle devient une fois répétée : un style, une manière quasi automatique de réagir à chaque friction.
Reste à comprendre comment une divergence de départ finit par se transformer en dynamique installée.
Ce qui se passe vraiment dans un conflit qui dure
Un conflit relationnel au travail n’est presque jamais un événement isolé. C’est un processus, avec une histoire et une trajectoire, qui peut prendre deux formes différentes d’après Ståle Einarsen : D’un côté, un conflit qui naît d’un désaccord réel entre deux personnes et qui, faute d’être désamorcé, s’envenime jusqu’à devenir destructeur : c’est une tension relationnelle bilatérale. De l’autre, une situation où une personne est ciblée sans qu’aucun différend concret ne l’explique, davantage liée à une dynamique de groupe ou à un abus de pouvoir : cela s’apparente davantage à une situation de harcèlement, un peu à la manière du harcèlement scolaire.
Dans le premier cas, le plus courant, typiquement, une divergence minime apparaît : une tâche mal répartie, une remarque en réunion, une décision prise sans consultation. Et le geste qui revient le plus souvent à ce stade n’a rien de spectaculaire : selon la plus large enquête jamais menée sur le sujet en Grande-Bretagne (plus de 5 000 salariés), il s’agit le plus souvent de retenir une information dont l’autre aurait besoin pour bien faire son travail. C’est, de très loin, le comportement le plus fréquemment rapporté dans les situations qui s’enlisent, bien avant l’agressivité ouverte ou l’humiliation. Personne ne le vit comme un acte de guerre. C’est justement ce qui le rend efficace, et ce qui le rend difficile à nommer : il n’est pas vraiment aisé ou légitime de reprocher à quelqu’un de « ne pas avoir dit » quelque chose, alors qu’on peut reprocher un mot de trop.
Rien ne dit que ce collègue a conscience de ce qu’il produit, et rien ne dit non plus qu’il agit sans le savoir. Ce comportement peut tout aussi bien être une habitude installée qu’une stratégie assumée pour garder la main en réunion. La personne qui se tait, de son côté, envoie sans le vouloir un signal d’acceptation. Chacun alimente, à son insu, ce que l’autre reproche.

Ici, ce n’est pas parce qu’elle se tait que Delphine ne réagit pas. Elle accumule. Et c’est précisément ce silence répété qui prépare, sans qu’elle le veuille, le moment où elle finira par répondre à chaud, un jour où le geste sera de trop et où la digue cédera d’un coup, maladroitement peut-être… entérinant ainsi le pouvoir exercé par le collègue sur leur relation. C’est là que l’escalade prend souvent sa forme la plus visible : pas au premier incident, mais à celui qui suit une longue série de silences, quand la réaction sort enfin, rarement au meilleur moment.
Un mécanisme précis explique en partie pourquoi les réactions à chaud dérapent aussi souvent. Le psychologue John Gottman, qui a étudié ce phénomène chez des couples en conflit plutôt qu’en entreprise, mais dont le mécanisme est purement physiologique et donc transposable, l’appelle le « flooding », ou submersion : sous le coup de l’émotion, le rythme cardiaque grimpe, les hormones de stress affluent, et la capacité à réfléchir posément s’effondre littéralement pendant quelques minutes. C’est ce qui explique le fameux « j’aurais dû répondre ça », qui ne vient qu’une fois seul, calmé : la bonne réponse était là, mais le cerveau n’y avait plus accès sur le moment.
Université de Bergen, Norvège, 2003
Quand vouloir apaiser envenime tout
En 2003, une équipe menée par Stig Berge Matthiesen a reconstitué en détail un cas réel de conflit devenu harcèlement, en s’appuyant sur le modèle d’escalade du psychologue néerlandais Evert Van de Vliert. Leur constat le plus frappant : la plupart des tentatives de désescalade ont eu l’effet inverse de celui recherché, l’autre partie les interprétant différemment de l’intention de départ. Une remarque, un silence, une négociation informelle : chaque geste pensé pour apaiser a souvent été lu comme une provocation.
Matthiesen, S. B., Aasen, E., Holst, G., Wie, K., & Einarsen, S. (2003). The escalation of conflict: a case study of bullying at work. International Journal of Management and Decision Making, 4(1), 96-112.
Ce que Delphine vit à deux avec son collègue peut aussi se jouer à l’échelle d’une équipe entière. Le psychiatre et psychanalyste Christophe Dejours, fondateur de la psychodynamique du travail, a nommé ce phénomène collectif stratégie collective de défense. Face à une tension qui s’installe, un collectif de travail développe souvent, sans concertation explicite, des mécanismes de protection psychique : banaliser la situation, en rire entre collègues d’une manière un peu grinçante, faire comme si de rien n’était devant la personne concernée. Ces mécanismes sont protecteurs pour le groupe, mais ils ont un effet pervers : ils empêchent de nommer clairement ce qui pose problème, et retardent d’autant le moment où quelqu’un, dans l’équipe, dira les choses. Reste à savoir, une fois ce mécanisme repéré, ce qu’on peut réellement faire pour en sortir.
Le regard systémique : faire un virage à 180°
Avez-vous déjà remarqué, dans un conflit qui traîne au travail, le moment précis où vous avez commencé à faire « plus de la même chose » sans que ça ne change rien ?
L’approche systémique, héritée de l’école de Palo Alto, invite à regarder le conflit autrement qu’à travers la seule question de qui devrait lâcher du lest. Ce qu’elle observe en premier lieu, ce sont les tentatives de solution : les stratégies que chacun (ou que la personne qui souffre) met en place pour résoudre le problème, et qui, au lieu de le résoudre, deviennent elles-mêmes une partie du problème. Confronter à chaud, c’est une tentative de solution. Se taire en accumulant de la rancœur, c’en est une autre. L’idée est d’aller précisément à 180° de ce qui a été tenté jusque là.
La tension peut se traduire par une escalade symétrique, quand deux personnes répondent à la même logique de rapport de force, chacune renchérissant sur l’autre. Elle peut aussi prendre la forme inverse, une escalade complémentaire, où l’un contrôle de plus en plus et l’autre se dérobe de plus en plus, chacun des deux comportements justifiant et amplifiant celui de l’autre. Reconnaître dans quelle configuration on se trouve change déjà beaucoup. Ça permet de comprendre que la solution n’est probablement pas de faire plus de la même chose, en confrontant plus fort ou en se taisant plus longtemps, mais de faire un pas de côté : sortir du registre attendu par l’autre, sans pour autant abandonner sa position.
Des phrases concrètes pour sortir de la boucle
Le pas de côté peut se jouer dans une réaction préparée en amont et dégainée au bon moment. Une des techniques développées par des praticiens de l’approche systémique en entreprise consiste par exemple à désamorcer par avance le reproche qu’on redoute, plutôt que de le subir ou de s’en défendre après coup. Concrètement : plutôt que d’arriver en réunion sur la défensive, en préparant ses arguments comme une armure, on ouvre par une phrase du type « ce que je vais dire risque de ne pas plaire, mais… ». Cette formule désarme, parce qu’elle prive l’autre de l’effet de surprise sur lequel repose souvent l’attaque, et parce qu’elle change immédiatement le registre de l’échange : on n’est plus dans la justification, on est dans l’anticipation assumée. Si le contenu à suivre plaît, c’est tant mieux ; et s’il ne plaît pas, on l’avait prédit, donc dans tous les cas, on reprend le dessus.
La seconde formulation ne demande rien à l’autre, ne l’accuse de rien : elle consiste à décrire un fait et poser une limite d’action, sans ouvrir de débat sur les intentions. C’est souvent ce qui manque dans une confrontation qui s’enlise : elle porte sur la personne plutôt que sur le comportement précis, ce qui invite mécaniquement à la défense plutôt qu’à l’ajustement.
AU LIEU DE
Tu me coupes tout le temps la parole, ça devient insupportable.
ESSAYER
Je vais reprendre ce point, je n’ai pas fini de le développer tout à l’heure.
Quand la dynamique est bloquée depuis des mois et qu’aucune reformulation ne suffit plus à la faire bouger, il existe une option plus radicale, directement héritée de l’école de Palo Alto : la prescription paradoxale, un des outils historiques de l’approche (Watzlawick, Weakland, Fisch), qui consiste à demander à l’autre de continuer, voire d’amplifier, le comportement qu’on voudrait voir arrêter.
AU LIEU DE
S’interrompre tête baissée lorsque le collègue pointe un manquement de manière plus ou moins subtile
ESSAYER
J’y vais, Thierry va sûrement avoir quelque chose à redire. Vas-y Thierry, ne te retiens pas, dis-moi tout ce qui cloche, je veux tout entendre cette fois.
Et ensuite ? La résolution de conflit sur la durée
Une phrase qui fait mouche une fois ne suffit pas toujours à elle seule à défaire une dynamique installée depuis des mois. Un système a tendance à revenir à son équilibre habituel dès qu’on cesse d’y prêter attention, c’est pourquoi il est important de réitérer la posture adoptée pendant le moment de bascule au besoin.
Une étude danoise menée dans deux organisations publiques a suivi, sur la durée, ce qui faisait vraiment tenir une démarche de résolution de conflit. Le facteur qui ressort n’est ni la qualité de l’échange initial, ni la bonne volonté des deux parties, mais la clarification qui suit, dans les semaines qui suivent, pas seulement l’échange lui-même. Les situations qui rechutent sont presque toujours celles où la conversation a eu lieu une fois, personne n’y est revenu, et chacun a supposé que le problème était réglé parce qu’il n’en avait plus entendu parler. Se fixer un point de contrôle, même informel, deux ou trois semaines plus tard, change parfois davantage la trajectoire qu’une conversation parfaitement menée sur le moment.
Danemark, deux organisations publiques, 2011
Ce qui fait tenir une démarche dans le temps
Eva Gemzøe Mikkelsen et son équipe ont suivi, sur le terrain, la mise en place de dispositifs de prévention et de gestion de conflit : réunions de dialogue, formations courtes. Leur constat le plus utile ne porte pas sur le contenu de ces dispositifs, mais sur leur devenir : ceux qui fonctionnent (lorsque le conflit a été rendu explicite entre les protagonistes) sont ceux où un suivi est réellement assuré dans la durée, pas ceux où l’intervention a été la mieux préparée sur le moment. Sans relance ultérieure, l’effet retombe presque systématiquement.
Mikkelsen, E. G., Hogh, A., & Puggaard, L. B. (2011). Prevention of bullying and conflicts at work. International Journal of Workplace Health Management, 4(1), 84-100.
Conflit, déséquilibre, harcèlement moral… agissez avant de vous épuiser.
Le piège de l’épuisement professionnel : faire le travail de l’autre pour palier ses défaillances
Autre piège fréquent, surtout chez ceux qui veulent bien faire : compenser un collègue ou une équipe qui ne suit pas en faisant le travail à sa place. Cette logique, que l’équipe des systémiciens de LACT nomme faire Atlas, soulage sur l’instant mais épuise à moyen terme, et surtout, elle prive l’autre de toute occasion de changer de comportement puisqu’il n’en subit jamais les conséquences. Reposer clairement le périmètre de ce qui revient à chacun, même si ça grince au début, fait souvent plus pour la relation que des mois ou années de bons procédés silencieux.

Quand on n’arrive plus à s’en sortir seul
Enfin, une chose à ne pas perdre de vue : peu importe que la situation corresponde ou non à la définition légale du harcèlement moral, si elle vous ronge, elle mérite d’être prise au sérieux, pas mesurée à l’aune d’un seuil. La question « est-ce que ça compte comme harcèlement » retarde souvent le moment où l’on agit, alors que la vraie question est plutôt : qu’est-ce qui, dans cette situation, dure depuis trop longtemps et pèse trop lourd. Consulter un thérapeute compétent sur ces sujets peut suffire à désamorcer la situation en quelques séances. Parfois, tout ça peut aussi consister à organiser l’intervention d’un tiers, le positionnement d’un collègue, les ressources humaines, la médecine du travail, quand la personne concernée n’a plus la marge de manœuvre pour faire bouger la dynamique seule.
- Confronter à chaud, sous le coup de l’agacement« Là, faut vraiment qu’on parle, tu dis n’importe quoi. »
- Se taire en espérant que ça passeEncaisser trois réunions de suite sans rien dire, puis exploser à la quatrième.
- Faire le travail de l’autre pour éviter le conflitReprendre soi-même systématiquement un dossier mal fait plutôt que d’en parler.
- Discuter du caractère de la personne« Tu es vraiment quelqu’un d’autoritaire. »
- Décrire un fait précis et poser une limite« Je reprends ce point, je n’avais pas terminé. »
- Prescrire le comportement plutôt que le combattre, quand rien d’autre n’a fonctionné« Vas-y Thierry, ne te retiens pas. »
- Rendre à chacun sa part du travail« Je te laisse ce dossier-là, on fera le point ensemble vendredi. »
- Parler du comportement, pas de la personne« Sur ce dossier, j’ai besoin d’être consultée avant que l’on m’attribue telle ou telle tâche. »
- Le style qui s’installe face à un collègue difficile n’est pas un trait de caractère : c’est une danse relationnelle qui se répète tant que personne n’en change le pas.
- Le geste le plus fréquent dans un conflit qui s’envenime n’est pas un éclat de voix : c’est la rétention d’information.
- Se taire en attendant que ça passe a tendance à installer la position de victime, et nourrit l’escalade complémentaire plutôt que d’y mettre fin.
- Face à un comportement que l’on a tenté de mettre à distance ou de stopper maintes fois, l’inviter au lieu de le combattre peut lui couper l’herbe sous le pied : il n’y a plus de résistance à forcer, donc plus grand-chose à gagner à continuer.
Questions fréquentes
Comment se faire respecter au travail sans être agressif ?
En décrivant un comportement précis plutôt qu’en jugeant la personne, et en posant une limite sur ce qui vous concerne directement plutôt qu’en exigeant que l’autre change globalement. « Je reprends ce point » fonctionne mieux que « tu es irrespectueux », parce que la première formulation n’invite pas à la défense.
Un exemple concret de mécanisme de conflit avec un collègue qui dégénère ?
Deux collègues doivent se répartir un dossier commun. L’un attend une réponse claire sur qui fait quoi, ne l’obtient pas, et commence à faire sa part sans plus consulter l’autre. Deux semaines plus tard, des sous-entendus apparaissent en réunion. Un mois après, l’un évite ouvertement de croiser l’autre, et chacun a fini par se plaindre séparément auprès du reste de l’équipe. Ce n’est presque jamais le désaccord de départ, ici la répartition de la tâche, qui a fait dégénérer la situation : c’est l’absence de clarification à la toute première étape, qui a laissé le champ libre à l’interprétation de chacun.
Mon collègue m’ignore, est-ce du harcèlement ?
Être mis à l’écart, ignoré ou exclu des échanges informels est une forme de mise à distance qui fait souffrir autant, sinon plus, qu’un conflit ouvert, selon les travaux du psychologue Kipling Williams sur l’ostracisme social. Ce n’est pas systématiquement du harcèlement au sens juridique, mais c’est une souffrance réelle qui mérite d’être nommée et adressée, pas minimisée parce qu’elle ne fait « pas de bruit ».
Comment recadrer un collègue sans créer de conflit ouvert ?
En choisissant un moment à froid plutôt que le moment de la friction elle-même, et en formulant une observation factuelle suivie d’une attente précise, plutôt qu’un reproche global. Le recadrage passe mieux quand il porte sur une situation datée et concrète que sur une généralité ressentie.
Que faire quand on ne supporte plus un collègue de travail ?
Avant d’agir, il est utile de repérer ce qu’on fait déjà pour gérer la situation, l’éviter, en parler à d’autres collègues, ruminer le soir, car ces stratégies, même compréhensibles, peuvent entretenir la tension sans qu’on s’en rende compte. Un changement, même petit, dans sa propre façon de réagir a souvent plus d’effet qu’attendre que l’autre change en premier.
Faut-il en parler aux ressources humaines en cas de conflit avec un collègue ?
Cela dépend de la gravité et de la durée. Pour une tension récente et circonscrite à deux personnes, un ajustement direct suffit souvent, mais cela ne veut pas dire qu’il est aisé à mettre en place. Consulter un thérapeute systémicien peut constituer l’accompagnement décisif au changement de posture qui fera changer le système. Si la situation dure, implique un déséquilibre de pouvoir net, ou touche à la santé, solliciter un tiers (RH, médecine du travail, représentant du personnel) peut devenir légitime et n’est pas un aveu d’échec personnel.
Pourquoi je n’arrive pas à dire non à mon supérieur ?
Souvent parce que dire non a été associé, par expérience passée, à un conflit ou à une sanction. Le problème n’est alors pas un manque de courage individuel, mais une dynamique relationnelle où chaque report renforce l’idée qu’il n’y a pas d’autre option que d’accepter. Changer de posture pour rompre ce cercle n’est pas aisé mais, épaulé par un spécialiste (en thérapie brève systémique et stratégique, par exemple), peut s’avérer rudement efficace.
- Cultiver son assertivité — CEDIP – Ministère de la Transition Ecologique
- Gestion de conflit avec sa hiérarchie : étude de cas — LACT
- Conflits au travail : réparer le lien, prévenir les ruptures — Guide FIRPS
- Développer de bonnes relations au travail ? Mission POSSIBLE !, Drifa Choulet — TEDxIESEGParis
- Hoel, H., & Cooper, C. L. (2000). Destructive Conflict and Bullying at Work. Manchester School of Management, UMIST.
- Matthiesen, S. B., Aasen, E., Holst, G., Wie, K., & Einarsen, S. (2003). The escalation of conflict: a case study of bullying at work. International Journal of Management and Decision Making, 4(1), 96-112.
- Dejours, C. & Abdoucheli, E. (1990). Itinéraire théorique en psychopathologie du travail. Prévenir, 20, 127-151.
- Gottman, J. M., & Levenson, R. W. (1992). Marital processes predictive of later dissolution: Behavior, physiology, and health. Journal of Personality and Social Psychology, 63(2), 221-233.
- Einarsen, S. (1999). The nature and causes of bullying at work. International Journal of Manpower, 20(1-2), 16-27.
- Williams, K. D. (2007). Ostracism. Annual Review of Psychology, 58, 425-452.
- Mikkelsen, E. G., Hogh, A., & Puggaard, L. B. (2011). Prevention of bullying and conflicts at work: Process factors influencing the implementation and effects of interventions. International Journal of Workplace Health Management, 4(1), 84-100.
Ce qui est décrit ici, ce sont des tendances observées, des illustrations, pas une marche à suivre et encore moins un diagnostic. Ce qui a déjà été tenté chez vous, ce qui a marché un temps puis plus du tout, ce que vous n'osez plus proposer parce que la dernière fois ça a mal tourné, tout ça compte plus que n'importe quel article. Et changer une dynamique installée depuis des mois, en étant soi-même pris dedans, c'est rarement aussi simple que sur le papier. C'est même souvent là qu'un regard extérieur change la donne.



