18h30. Un cri depuis la chambre du fond, puis un deuxième. L’aîné débarque dans la cuisine, essoufflé, pour vous raconter sa version avant que l’autre n’ait le temps de raconter la sienne. Vous posez ce que vous avez dans les mains, vous écoutez, vous allez chercher la cadette qui a bien sûr une histoire complètement différente. Vous tranchez au feeling, parce qu’il faut bien trancher. Et là, l’un des deux souffle, les bras croisés : « ouais bien sûr, c’est toujours moi le coupable, chuis vraiment pas né dans la bonne famille ! ». Et cinq minutes plus tard, ça recommence.
Ce que beaucoup de parents ne voient pas : cette scène ne s’arrête pas à 18 ans. Elle change juste de décor, comme un repas de famille, un partage d’héritage, une décision à prendre ensemble pour un parent âgé. La mécanique, continue de tourner tant que personne n’a changé de posture.
Disputes ou jalousie dans la fratrie : l’erreur de l’arbitrage
Devant un conflit entre frère et sœur, la première réaction du parent est presque toujours la même : comprendre qui a commencé, établir les responsabilités, distribuer les torts. C’est logique. C’est même ce qu’on attendrait d’un adulte responsable face à une injustice. Le problème, c’est que cette logique repose sur une hypothèse fausse : que le conflit a un coupable et une victime, comme un fait divers, alors qu’il s’agit d’une dynamique entretenue à deux.
La psychologue du développement Héloïse Junier, auteur de Frères et sœurs : une histoire de complicité et de rivalité (Les Arènes, 2025), le formule sans détour : chercher systématiquement qui a commencé pour distribuer les responsabilités entretient le conflit plutôt que de l’éteindre. La plupart des disputes fraternelles sont bilatérales. Chercher systématiquement un coupable dans une dispute fraternelle pousse à coller une étiquette sur l’un des deux enfants, agresseur ou victime, alors que dans la plupart des cas, le conflit est bilatéral. Elle recommande de sortir de cette posture de « justicier » pour se positionner en médiateur.
Le parent qui arbitre pense agir en garant de l’équité.
En réalité, chaque intervention envoie un signal implicite : le conflit est le canal le plus fiable pour l’enfant pour capter votre attention.
Se disputer avec son frère, c’est obtenir un parent qui accourt, qui écoute, qui prend parti. Se taire dans son coin, ça ne produit rien de tout ça.
Le rôle du style parental dans le conflit
C’est là qu’intervient un concept utile : le style parental. Popularisé par la psychologue américaine Diana Baumrind puis affiné par les chercheurs Eleanor Maccoby et John Martin, il distingue plusieurs façons de combiner exigence et chaleur dans l’éducation. Le style autoritatif (ferme sur le cadre, chaleureux dans la relation, capable d’expliquer une règle plutôt que de l’imposer sans un mot) se distingue du style autoritaire, qui exige sans expliquer, du style permissif, qui laisse faire sans poser de limite, et du style négligent, qui n’intervient quasiment pas.
Une méta-analyse conduite par les chercheurs Cong Liu et Mohd Nazri Abdul Rahman, publiée en 2022 dans Frontiers in Psychology, a rassemblé 16 études et plus de 14 000 participants pour mesurer précisément ce lien. Résultat : le style autoritatif est le seul associé à moins de conflits fraternels. Les styles négligent, incohérent, permissif et autoritaire sont tous liés à davantage de disputes, l’incohérence et la négligence produisant les effets les plus marqués. Autrement dit, ce n’est pas l’intervention du parent en soi qui pose problème. C’est la manière : juger plutôt que cadrer, être présent un jour et absent le lendemain, ou au contraire ne jamais intervenir du tout.
Les auteurs notent aussi que ce lien varie selon les régions du monde étudiées, ce qui invite à une certaine prudence : la façon dont un style parental est perçu, et donc son effet réel sur la fratrie, n’est pas strictement identique d’un contexte culturel à l’autre.
Universités de Marburg, Ben Gurion (Israël) et Reichman (Allemagne), 2025
Quand l’amour dépend des résultats
En 2025, la chercheuse Sarah Teresa Steffgen et son équipe ont interrogé 201 fratries d’adolescents allemands (13-14 ans et leur frère ou sœur le plus proche en âge). Chacun répondait séparément sur deux points : est-ce que l’affection de sa mère lui semble dépendre de ses résultats scolaires ou de sa capacité à contenir sa colère, et comment il perçoit sa relation avec son frère ou sa sœur.
Le résultat central : quand un enfant perçoit que l’affection parentale se mérite plutôt qu’elle n’est acquise, il développe davantage un état d’esprit de compétition avec son frère ou sa sœur, et se sent plus souvent moins aimé que lui. Ce sont précisément ces deux ressentis, la compétition et le sentiment d’être moins aimé, qui alimentent ensuite le conflit fraternel. Fait notable : les frères et sœurs d’une même fratrie sont rarement d’accord entre eux sur qui est le préféré. La perception de favoritisme dit donc moins quelque chose de la réalité objective du traitement parental que du filtre à travers lequel chaque enfant regarde sa place dans la famille.
Steffgen, S. T., Otterpohl, N., Assor, A., Kanat-Maymon, Y., El Gueta, B. E., & Schwinger, M. (2025). « They always disfavor me! » Journal of Research on Adolescence, 35, e70071.
Rivalité et comparaisons frère / sœur : un impact bien réel
Non, mais c’est là que la nuance compte : tout ne se résout pas en laissant faire. Les psychologues Wyndol Furman et Duane Buhrmester, de l’université de Denver, ont posé les bases de cette question dans une étude fondatrice publiée en 1985 dans Child Development. Après avoir interrogé des enfants sur ce qui compte dans leur relation avec un frère ou une sœur, ils ont fait passer un questionnaire structuré à 198 enfants de CM1-CM2. L’analyse statistique fait ressortir quatre dimensions distinctes : la chaleur et la proximité, le statut ou le pouvoir relatif entre les deux enfants, le conflit, et la rivalité. Ce dernier facteur, les auteurs le soulignent, n’apparaît pas dans les études sur d’autres types de relations (amitié, couple) : il semble propre au lien fraternel. Et surtout, chaleur et conflit se sont révélés statistiquement indépendants l’un de l’autre : ce qui signifie qu’une fratrie très complice peut aussi être très conflictuelle. Ce n’est pas contradictoire, c’est la norme.

Mais quand le conflit prend toute la place et que la chaleur disparaît, les conséquences sont réelles. Une méta-analyse dirigée par la chercheuse néerlandaise Kim Buist, publiée en 2013 dans Clinical Psychology Review et portant sur plus de 12 000 enfants et adolescents à travers 34 études, établit un lien entre une relation fraternelle dégradée (peu de chaleur, beaucoup de conflit, fort traitement différencié perçu par les enfants eux-mêmes) et davantage de troubles émotionnels ou comportementaux. Le lien de causalité n’est pas à sens unique : un enfant déjà en difficulté peut aussi générer plus de tensions dans la fratrie. Mais ça donne une idée de l’enjeu : la qualité de la relation entre frères et sœurs n’est pas un détail annexe de l’enfance, c’est un terrain qui compte pour l’équilibre de chacun.
Une confirmation récente et à plus grande échelle vient d’une revue publiée en 2025 dans Clinical Child and Family Psychology Review par les chercheurs Zixin Jiang, Yue Yang et Bin-Bin Chen, portant sur plus de 37 000 participants à travers 26 études menées sur trois décennies. Le traitement différencié entre frères et sœurs, quand un enfant reçoit sensiblement moins d’attention ou d’affection que son frère ou sa sœur, est associé à davantage de dépression, de comportements agressifs et de transgressions des règles chez les enfants concernés. Le mécanisme se confirme sur un très large échantillon : ce n’est pas tant l’existence d’une différence de traitement qui pose problème (deux enfants ont rarement les mêmes besoins) que l’ampleur de cette différence et la façon dont elle est vécue.
Faut-il intervenir ? Le regard systémique : sortir du rôle de juge
C’est ici que l’approche systémique et stratégique, celle de l’école de Palo Alto, éclaire ce qui vient d’être posé. Dans cette perspective, ce qui entretient un problème n’est pas l’enfant qui râle ou qui provoque : ce sont les tentatives de solution mises en œuvre pour le résoudre, quand elles échouent tout en étant reconduites à l’identique.
Arbitrer chaque dispute, distribuer les torts, chercher le coupable : c’est exactement ce type de tentative de solution. Elle part d’une intention louable (rétablir la justice) mais elle installe bien souvent, sans le vouloir, une boucle. Plus le parent intervient en juge, plus les enfants apprennent que le conflit est rentable en attention, et plus ils reproduisent le schéma. C’est un cercle vicieux qui s’auto-alimente : le parent essaie de faire baisser la tension, et son geste, répété, la nourrit.
La psychologue systémicienne belge Muriel Meynckens-Fourez, qui a beaucoup travaillé sur la fratrie du point de vue de la thérapie familiale, reprend et développe dans un article de 2004 un mécanisme décrit par l’essayiste américaine Judith Viorst, formée à la psychanalyse, dans son ouvrage Necessary Losses (1986) : la désidentification. Pour échapper à la comparaison permanente, chaque enfant se construit une identité opposée à celle de son frère ou de sa sœur (l’un devient « le sage », l’autre « le turbulent »). Ce mécanisme protège à court terme, mais il fige des rôles rigides qui peuvent se reproduire bien après l’enfance, jusque dans les dynamiques de couple à l’âge adulte.
Le pas de côté consiste à cesser de jouer le rôle du juge, pour redevenir celui qui pose un cadre et laisse le conflit appartenir à ses protagonistes.
Ce mécanisme ne s’arrête pas à la sortie de l’enfance. Beaucoup de parents continuent, des années après, à jouer les médiateurs entre leurs enfants devenus adultes : lors d’un repas de famille, d’une décision à prendre à plusieurs pour un parent vieillissant, ou d’une succession. La même tentative de solution, maintenue dans le présent avec des enjeux différents, entretient la même dynamique de compétition pour l’attention parentale.
Comment gérer les conflits entre frère et sœur adultes ?
La question revient souvent, car elle concerne au moins autant les adultes que les enfants. Il n’est pas rare que deux frères de de 35 et 40 ans qui ne se parlent plus, ou qui se parlent uniquement à travers leurs parents, reproduisent une dynamique installée bien plus tôt.
Entre deux âges, la fratrie continue fréquemment à fonctionner selon les mêmes règles tacites établies plus jeune, sauf que le terrain a changé. Ce n’est plus la télécommande ou la place à table qui fait débat, c’est la répartition des visites à un parent malade, ou le sentiment que l’un des deux « a toujours été le préféré » et continue de l’être.
Pour un parent qui voit ses enfants adultes reproduire des tensions anciennes, le même principe peut s’appliquer : cesser de reprendre le rôle d’arbitre, même sous une forme plus subtile (donner raison à l’un en creux, relayer les griefs de l’autre).
Ce n’est pas facile, surtout après des décennies d’habitude. Mais c’est souvent le seul geste qui permette à la fratrie de renégocier sa relation sans passer systématiquement par vous.
Comment arrêter les disputes entre frères et sœurs
Concrètement donc, que faire la prochaine fois qu’un cri retentit depuis la chambre du fond ? Trois leviers, tirés des recherches précédentes, permettent de sortir de la position de juge sans pour autant abandonner tout cadre.

Le premier consiste à ne plus chercher qui a commencé. Ce n’est pas un ajustement de vocabulaire, c’est un changement de posture : au lieu de recueillir deux versions pour trancher, on nomme ce qui se voit sans avoir besoin de savoir qui a raison. L’enfant n’a alors plus besoin de plaider sa cause devant vous, puisque vous ne jugez plus.
AU LIEU DE
Bon, elle est en larmes, explique-moi ce qui s’est encore passé.
ESSAYER
Vous êtes en colère tous les deux. Qu’est-ce qu’il faut pour que ça redescende ?
Le second levier consiste à séparer deux choses qu’on a tendance à mélanger : l’arbitrage, qui laisse le champ libre pour le ressentiment ; et le fait d’accueillir les émotions sans les nier ou les étouffer.
AU LIEU DE
Tu en fais trop, je suis sûre qu’il n’a pas fait ça pour te faire du mal.
ESSAYER
Je vois que tu es fâché/vexé/triste.
… sans trancher, sans prendre parti, sans rien ajouter d’autre.
Mais le vrai virage à 180°, lorsqu’on a tout tenté dans une posture bien logiquement teintée d’interventionnisme, c’est celui-ci : annoncer aux enfants qu’on ne va plus du tout intervenir, et le dire sur un ton presque désinvolte . C’est l’idée que défend Emmanuelle Piquet concernant la jalousie fraternelle : dire aux enfants que leurs chamailleries nous agacent et ne nous concernent plus, tout en banalisant, avec un peu d’humour, l’endroit où ça pourrait mal tourner (la salle de bain, « au cas où il y aurait du sang »). Le parent annonce noir sur blanc qu’il n’interviendra plus. Le ton importe autant que le message : ce n’est pas un abandon inquiet, c’est un désengagement assumé, presque léger, qui retire au conflit le public qui le nourrissait.
AU LIEU DE
Aller séparer, écouter les deux versions, statuer, repartir, jusqu’à la fois suivante.
ESSAYER
Cette fois, ça ne me concerne plus. Débrouillez-vous, la trousse de secours est dans la salle de bain.
Le temps individuel complète ces deux leviers. Un enfant qui sait qu’il aura, à un moment donné dans la semaine, un créneau rien qu’à lui avec vous aura moins besoin de déclencher un conflit pour capter votre attention. Dix minutes, régulières et prévisibles, peuvent suffire à désamorcer une bonne part de la compétition.
- Chercher systématiquement le coupable« Qu’est-ce qui s’est passé ? » à chaque dispute, même pour un différend minime.
- Comparer les enfants entre eux« Ton frère, lui, il range sa chambre sans qu’on lui demande. »
- Prendre parti sans avoir vu la scène« Ta sœur ne ferait jamais ça. »
- Exiger des excuses immédiates avant que la tension retombe« Tu vas lui dire pardon tout de suite. »
- Nommer l’émotion partagée sans juger« Vous êtes tous les deux frustrés là, hein. »
- Eventuellement, poser une règle stable« On ne se tape pas, quelle que soit la raison » . Et laisser gérer.
- Annoncer clairement qu’on ne va plus arbitrer
« Cette fois, ça ne me concerne plus » - Prévoir un temps individuel régulierDix minutes réservées à chaque enfant, à jour fixe dans la semaine.
- Chercher systématiquement qui a commencé ou qui est coupable entretient le conflit plutôt que de l’éteindre (Junier, 2025).
- Le style parental compte plus que la fréquence des interventions : le style autoritatif prône la fermeté chaleureuse plutôt que le jugement (Liu & Rahman, 2022).
- La perception de favoritisme est largement subjective, et c’est elle, plus que la réalité du traitement, qui nourrit le conflit (Steffgen et al., 2025).
- Le rôle d’arbitre ne s’arrête pas à 18 ans : la même tentative de solution peut se reconduire à l’âge adulte, sous une autre forme.
- Annoncer clairement qu’on ne va plus arbitrer, parfois avec humour, retire au conflit l’enjeu de compétition pour l’attention du parent, qui le nourrissait (Emmanuelle Piquet).
Questions fréquentes
Est-il normal que des frères et sœurs se disputent tout le temps ?
Oui, un certain niveau de conflit fait partie du fonctionnement normal d’une fratrie. Les recherches sur la relation fraternelle montrent que chaleur et conflit coexistent souvent chez les mêmes enfants, sans que l’un empêche l’autre. Ce qui doit alerter, c’est un conflit qui prend toute la place, sans aucun moment de complicité, ou qui s’intensifie avec le temps plutôt que de s’apaiser.
Quelles sont les principales causes des conflits entre frère et sœur ?
La compétition pour l’attention parentale arrive en tête, suivie du sentiment de traitement différencié, même quand ce traitement est objectivement justifié par des besoins différents. L’écart d’âge, le tempérament de chaque enfant et le style parental adopté pour gérer les tensions jouent aussi un rôle documenté par la recherche.
Faut-il toujours intervenir quand des enfants se disputent ?
Pas systématiquement, et surtout pas pour désigner un coupable à chaque fois. Intervenir a du sens pour poser une règle claire (pas de violence physique, par exemple) ou pour aider à nommer une émotion. Intervenir pour juger qui a raison, en revanche, tend à entretenir le conflit plutôt qu’à le résoudre.
Pourquoi mon enfant devient-il agressif avec son frère ou sa sœur alors qu’il est calme ailleurs ?
La fratrie est souvent l’endroit où un enfant se sent le plus en sécurité pour extérioriser ce qu’il retient ailleurs, à l’école ou face à des adultes hors du cercle familial. Ce n’est pas nécessairement le signe d’un problème avec le frère ou la sœur en question : ça peut être le symptôme d’une tension accumulée ailleurs, qui trouve son exutoire dans la relation la plus sûre.
Comment gérer les conflits entre frère et sœur adultes qui durent depuis l’enfance ?
En premier lieu, en arrêtant de servir de relais entre eux, même de façon discrète (transmettre les griefs de l’un à l’autre, par exemple). Ce rôle d’intermédiaire, bien connu depuis l’enfance, reconduit une dynamique de compétition pour votre attention qui n’a plus lieu d’être une fois les enfants adultes. La fratrie a besoin de renégocier sa relation directement, sans passer systématiquement par vous.
La jalousie entre frère et sœur disparaît-elle en grandissant ?
Pas automatiquement. Elle change souvent de forme plutôt que de disparaître : les enjeux de l’enfance (jouets, attention immédiate) laissent place à d’autres enjeux à l’âge adulte (réussite professionnelle, choix de vie, héritage). Ce qui évolue vraiment, c’est la façon dont la fratrie a appris, ou pas, à gérer ses tensions sans intermédiaire.
Un enfant unique développe-t-il une meilleure gestion des conflits, faute de fratrie ?
Rien ne permet d’affirmer ça de façon tranchée. La fratrie offre un terrain d’entraînement précoce à la négociation et à la gestion du désaccord. Les aînés sont donc moins « musclés ». Mais un enfant unique développe ces compétences ailleurs, notamment avec ses pairs à l’école. Ce qui compte le plus n’est pas la présence ou l’absence de frères et sœurs, mais la qualité des modèles relationnels observés et vécus par l’enfant, quels qu’ils soient.
- Héloïse Junier, La fratrie entre rivalité et complicité (podcast La Matrescence, épisode 231)
- Héloïse Junier présente Frères et sœurs : une relation fascinante entre complicité et rivalité
- Héloïse Junier, interview sur la fratrie (Les Adultes de Demain)
- Emmanuelle Piquet, Jalousie frères-sœurs : on s’en mêle ou pas ? (La Maison des Maternelles, France 5)
- Jeffrey Kluger, The Sibling Bond (TEDxAsheville)
- Muriel Meynckens-Fourez, Frères et sœurs : entre disputes et complicités, entre amour et haine (Cairn)
- Junier, H. (2025). Frères et sœurs : une histoire de complicité et de rivalité. Les Arènes.
- Furman, W., & Buhrmester, D. (1985). Children’s perceptions of the qualities of sibling relationships. Child Development, 56(2), 448-461.
- Buist, K. L., Deković, M., & Prinzie, P. (2013). Sibling relationship quality and psychopathology of children and adolescents: A meta-analysis. Clinical Psychology Review, 33(1), 97-106.
- Liu, C., & Rahman, M. N. A. (2022). Relationships between parenting style and sibling conflicts: A meta-analysis. Frontiers in Psychology, 13, 936253.
- Jiang, Z., Yang, Y., & Chen, B.-B. (2025). Parental Differential Treatment of Siblings and Child Psychopathology: A Network Meta-analysis. Clinical Child and Family Psychology Review, 28, 555-572.
- Steffgen, S. T., Otterpohl, N., Assor, A., Kanat-Maymon, Y., El Gueta, B. E., & Schwinger, M. (2025). « They always disfavor me! »: Parental conditional regard undermines teenage sibling relationships through raising competition and perceived disfavoritism. Journal of Research on Adolescence, 35, e70071.
- Meynckens-Fourez, M. (2004). Frères et sœurs : entre disputes et complicités, entre amour et haine. Réflexions thérapeutiques. Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux, 2004/1(32), 67-89.
Ce qui est décrit ici, ce sont des tendances observées, des illustrations, pas une marche à suivre et encore moins un diagnostic. Ce qui a déjà été tenté chez vous, ce qui a marché un temps puis plus du tout, ce que vous n'osez plus proposer parce que la dernière fois ça a mal tourné, tout ça compte plus que n'importe quel article. Et changer une dynamique installée depuis des mois, en étant soi-même pris dedans, c'est rarement aussi simple que sur le papier. C'est même souvent là qu'un regard extérieur change la donne.



