Tentative de solution Concepts Palo Alto
Face à une difficulté, notre premier réflexe est généralement logique : nous essayons quelque chose pour améliorer la situation. Si cela fonctionne, le problème disparaît.
Mais lorsque cela ne fonctionne pas, nous avons souvent tendance à faire… davantage de la même chose. Paul Watzlawick, John Weakland et Richard Fisch posent ce constat en 1974, au Mental Research Institute : une réponse répétée à un problème finit, presque mécaniquement, par en devenir la principale cause de persistance. C’est ce qu’ils appellent les tentatives de solution.
Watzlawick en a tiré une formule qu’on cite encore, un peu trop souvent détachée de son contexte : le problème, c’est la solution.
Les tentatives de solution, mises en place avec les meilleures intentions, sont présentes dans de nombreuses situations… et viennent parfois amplifier le problème qu’on essaie de résoudre :
- Le fait de chercher à convaincre un adolescent de parler, fait qu’il se renferme ;
- Plus on vérifie que l’on n’a rien oublié, plus le doute grandit ;
- Plus on évite une situation anxiogène, plus elle devient effrayante ;
- Lorsque deux personnes montent en escalade pour essayer de prouver qu’elles ont raison pendant une dispute, le conflit s’intensifie.
Lorsqu’une stratégie échoue, nous pensons naturellement qu’il faut insister davantage. C’est la répétition de ces tentatives qui entretient le cercle vicieux.
Repérer finement les tentatives de solution et le mouvement dans lequel elles s’inscrivent constitue la base du travail en Thérapie brève systémique et stratégique.
À ne pas confondre avec
Le cercle vicieux : la tentative de solution est le mécanisme (ce que la personne fait), le cercle vicieux est le résultat (la boucle qui s’installe entre le problème et la solution répétée). L’une produit l’autre.
Voir aussi dans le glossaire
- Cercle vicieux Concepts Palo Alto
