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	<title>Interactologie</title>
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	<link>https://interactologie.fr</link>
	<description>Ce que la science sait des relations, et ce que vous pouvez en faire. Par Camille Chauvelin.</description>
	<lastBuildDate>Thu, 23 Jul 2026 11:42:28 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Interactologie</title>
	<link>https://interactologie.fr</link>
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	<item>
		<title>Recadrage</title>
		<link>https://interactologie.fr/recadrage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 11:42:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Glossaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://interactologie.fr/?p=2973</guid>

					<description><![CDATA[Le recadrage consiste à attribuer à une situation un sens différent, tout aussi plausible que le sens initial, sans en modifier les faits objectifs. Ce déplacement du cadre d'interprétation permet un changement de type 2.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>Les Aventures de Tom Sawyer</em>, Tom est puni : il doit repeindre une clôture entière un samedi, pendant que ses amis jouent. Plutôt que de se plaindre, il se met au travail avec un tel enthousiasme que les autres enfants, intrigués, lui demandent d&rsquo;essayer à leur tour. Tom finit par leur faire payer le privilège de peindre à sa place. Les faits n&rsquo;ont pas changé : c&rsquo;est toujours la même corvée, la même clôture. <strong>Ce qui a changé, c&rsquo;est le sens qu&rsquo;on lui attribue</strong>, passé de punition à privilège convoité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déplacement s&rsquo;appelle le <strong>recadrage</strong>. Paul Watzlawick, John Weakland et Richard Fisch, du Mental Research Institute, y consacrent un chapitre entier de <em>Change: Principles of Problem Formation and Problem Resolution</em> (1974), qu&rsquo;ils intitulent « The Gentle Art of Reframing ». Ils le définissent comme la modification, ou la tentative de modification, du sens attribué par une personne à une situation ou à un objet, sans que rien ne change dans les faits eux-mêmes. Le recadrage est ce qui permet, selon eux, un changement de type 2 : non pas faire plus ou moins de la même chose à l&rsquo;intérieur d&rsquo;un cadre inchangé, mais sortir de ce cadre pour en adopter un autre.</p>



<p class="is-style-assertion wp-block-paragraph">Le recadrage consiste à attribuer à une situation un sens différent, tout aussi plausible que le sens initial, sans en modifier les faits objectifs. Ce déplacement du cadre d&rsquo;interprétation permet un changement de type 2 : sortir du système de références qui maintenait le problème, plutôt que d&rsquo;agir davantage à l&rsquo;intérieur de ce même système.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un parent qui surveille intensément les devoirs de son enfant, convaincu que cette surveillance le pousse à travailler, se voit proposer une autre interprétation : chaque contrôle supplémentaire confirme à l&rsquo;enfant qu&rsquo;il n&rsquo;est pas capable de s&rsquo;organiser seul, ce qui le pousse justement à se désinvestir davantage. Le parent ne cherchait qu&rsquo;à obtenir plus d&rsquo;autonomie chez son enfant ; le recadrage lui montre que sa méthode produit exactement l&rsquo;inverse. </li>



<li>Une personne qui rassure sans cesse son partenaire anxieux (« mais non, tout va bien, je t&rsquo;aime ») découvre, à travers le recadrage du thérapeute, que chaque réassurance confirme implicitement qu&rsquo;il y avait une raison de s&rsquo;inquiéter, ce qui entretient l&rsquo;anxiété au lieu de l&rsquo;apaiser. Ce qu&rsquo;elle croyait être une preuve d&rsquo;amour apparaît alors comme le carburant même du problème qu&rsquo;elle voulait résoudre. </li>



<li>Une personne insomniaque qui redouble d&rsquo;efforts pour s&rsquo;endormir (compter les moutons, se répéter « il faut que je dorme ») se voit montrer que cet effort volontaire est précisément ce qui maintient l&rsquo;éveil : le corps ne s&rsquo;endort pas sur commande, et chaque tentative de contrôle relance l&rsquo;attention, donc l&rsquo;éveil. Une fois ce mécanisme vu, continuer à « essayer très fort » de dormir devient difficile à faire de bonne foi.</li>
</ul>



<p class="is-style-default wp-block-paragraph">En Thérapie brève systémique et stratégique, le recadrage n&rsquo;est jamais un vernis positif plaqué sur une situation : c&rsquo;est une proposition d&rsquo;interprétation alternative, aussi plausible que la première, qui rend possible une réponse différente là où l&rsquo;ancien cadre maintenait le blocage.</p>



<div class="wp-block-group is-style-glossaire-distinction"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h3 class="wp-block-heading"><span id="A_ne_pas_confondre_avec">À ne pas confondre avec</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La pensée positive : la pensée positive cherche à voir le bon côté d&rsquo;une situation en minimisant ce qui dérange. Le recadrage ne minimise rien : il propose une lecture différente, tout aussi rigoureuse, qui peut d&rsquo;ailleurs déplacer le problème vers un aspect jusque-là ignoré plutôt que de l&rsquo;adoucir.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-group is-style-liens"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h4 class="wp-block-heading"><span id="Voir_aussi_dans_le_glossaire">Voir aussi dans le glossaire</span></h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://interactologie.fr/tentative-de-solution/" data-type="post">Tentative de solution</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>



<li><a href="https://interactologie.fr/cercle-vicieux/" data-type="post">Cercle vicieux</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>
</ul>
</div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Attachement</title>
		<link>https://interactologie.fr/attachement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 09:39:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Glossaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://interactologie.fr/?p=2963</guid>

					<description><![CDATA[L'attachement désigne le lien affectif qu'un enfant construit avec ses figures de référence, et qui sert de base à son sentiment de sécurité. La qualité de ce lien précoce influence durablement la façon dont on gère la proximité et la séparation à l'âge adulte.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Un bébé pleure quand sa mère quitte la pièce, puis se calme dès qu&rsquo;elle revient. Un autre semble à peine remarquer son départ, mais son rythme cardiaque, mesuré en laboratoire, raconte une autre histoire. Un troisième proteste violemment à la séparation, puis reste difficile à consoler même une fois le parent revenu. Ces trois réactions ne sont pas des caprices ni des tempéraments hasardeux : elles reflètent trois façons différentes de vivre un même besoin fondamental, celui de se sentir en sécurité auprès d&rsquo;un adulte de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce besoin porte un nom : l&rsquo;<strong>attachement</strong>. Le psychiatre britannique John Bowlby formalise la théorie de l&rsquo;attachement dans les années 1950, après avoir étudié les conséquences des séparations prolongées chez des enfants pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s&rsquo;oppose alors à l&rsquo;idée dominante selon laquelle le lien à la mère se réduirait à la satisfaction d&rsquo;un besoin alimentaire, et le décrit plutôt comme un <strong>système de sécurité aussi fondamental que la recherche de nourriture ou de chaleur</strong>. Mary Ainsworth, sa collaboratrice, met au point en 1969 le protocole de la « situation étrange » : un enfant est brièvement séparé puis retrouve son parent en laboratoire, ce qui permet d&rsquo;observer comment il gère ce stress. Ses travaux distinguent trois styles d&rsquo;attachement (<strong>sécure</strong>, <strong>insécure-évitant</strong>, et <strong>insécure-ambivalent</strong>), auxquels Mary Main et Judith Solomon ajoutent plus tard un quatrième, <strong>désorganisé</strong>.</p>



<p class="is-style-assertion wp-block-paragraph">L&rsquo;attachement n&rsquo;est pas une question d&rsquo;intensité d&rsquo;amour : c&rsquo;est une question de sécurité. Un enfant très aimé peut développer un attachement insécure si la disponibilité de l&rsquo;adulte reste imprévisible.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L&rsquo;attachement sécure</strong> se développe généralement quand le parent répond de façon fiable et cohérente aux besoins de l&rsquo;enfant : <em>dans ce cas, l&rsquo;enfant explore librement une pièce inconnue tant que son parent est présent, proteste à son départ, puis se calme rapidement à son retour. </em></li>



<li><strong>L&rsquo;attachement évitant</strong> s&rsquo;installe souvent face à un parent qui répond peu aux signaux de détresse, ou les décourage activement (« arrête de pleurer, ce n&rsquo;est rien ») : <em>l&rsquo;enfant semble alors indifférent à la séparation et aux retrouvailles, alors que ses réactions physiologiques internes montrent un stress bien réel, simplement non exprimé. </em></li>



<li><strong>L&rsquo;attachement ambivalent</strong> découle souvent d&rsquo;un comportement parental imprévisible ou incohérent, parfois trop intrusif, parfois distant. <em>À l&rsquo;âge adulte, un style d&rsquo;attachement insécure se manifeste souvent dans les relations amoureuses : difficulté à faire confiance, peur de l&rsquo;abandon, ou au contraire besoin marqué d&rsquo;indépendance et malaise face à la proximité.</em></li>
</ul>



<div class="wp-block-group is-style-liens"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h4 class="wp-block-heading"><span id="Voir_aussi_dans_le_glossaire">Voir aussi dans le glossaire</span></h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="#">Rétroaction</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>



<li><a href="https://interactologie.fr/systeme/" data-type="post" data-id="2882">Système</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>
</ul>
</div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Burn-out parental</title>
		<link>https://interactologie.fr/burn-out-parental/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 12:01:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Glossaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://interactologie.fr/?p=2954</guid>

					<description><![CDATA[Le burn-out parental est un syndrome d'épuisement spécifiquement lié au rôle de parent, distinct de la dépression et du burn-out professionnel. Il se caractérise par un épuisement massif, une distance émotionnelle avec ses enfants, et un sentiment d'inefficacité parentale.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Longtemps, dire qu&rsquo;on était épuisé d&rsquo;être parent relevait presque de l&rsquo;aveu honteux. On félicite les jeunes parents, mais on ne leur souhaite pas bon courage. Pourtant, un nombre croissant de parents se reconnaissent dans un état bien précis : une fatigue qui ne se répare plus par le sommeil, une distance qui s&rsquo;installe avec leurs enfants sans qu&rsquo;ils la choisissent, et l&rsquo;impression de ne plus être à la hauteur d&rsquo;un rôle pourtant très attendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce syndrome porte un nom : le <strong>burn-out parental</strong>. Les chercheuses belges Isabelle Roskam et Moïra Mikolajczak, de l&rsquo;UCLouvain, en posent les bases scientifiques à partir de 2017, avec la validation du premier outil de mesure spécifique, le Parental Burnout Inventory (Roskam, Raes &amp; Mikolajczak, 2017, <em>Frontiers in Psychology</em>). Leurs travaux montrent que le phénomène touche entre 5 et 8 % des parents dans les pays occidentaux, et qu&rsquo;il se distingue nettement de la dépression, qui affecte tous les domaines de vie, et du burn-out professionnel, centré sur la sphère du travail : ici, l&rsquo;épuisement est spécifique au rôle parental.</p>



<p class="is-style-assertion wp-block-paragraph">Le burn-out parental n&rsquo;est ni un manque d&rsquo;amour pour son enfant, ni une faiblesse : c&rsquo;est l&rsquo;épuisement d&rsquo;un rôle quand les ressources disponibles ne suffisent plus face à ce qu&rsquo;il exige.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un parent en burn-out peut continuer d&rsquo;aimer profondément son enfant tout en ressentant une distance émotionnelle qu&rsquo;il ne se reconnaît pas et dont il a honte.</li>



<li>Contrairement à une déprime passagère, le burn-out parental s&rsquo;installe sur la durée, souvent nourri par un sentiment d&rsquo;isolement et par des attentes sociales très élevées sur ce que doit être « un bon parent ».</li>



<li>Il touche aussi bien les mères que les pères, même si les études actuelles recensent une majorité de mères parmi les parents concernés, environ deux tiers contre un tiers, un écart que les chercheuses attribuent en partie à une socialisation différente au rôle parental plutôt qu&rsquo;à une différence de vulnérabilité entre les sexes.</li>
</ul>



<p class="is-style-default wp-block-paragraph">En Thérapie brève systémique et stratégique, un burn-out parental s&rsquo;aborde rarement en cherchant « où le parent a failli » : le travail porte plutôt sur les tentatives de solution qui, avec de bonnes intentions, ont fini par épuiser davantage plutôt que d&rsquo;alléger la charge.</p>



<div class="wp-block-group is-style-glossaire-distinction"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h3 class="wp-block-heading"><span id="A_ne_pas_confondre_avec">À ne pas confondre avec</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La dépression : la dépression affecte tous les domaines de vie, pas seulement le rôle parental. Le burn-out parental, lui, reste spécifiquement circonscrit à la fonction de parent : un parent peut être en burn-out parental tout en continuant à bien fonctionner ailleurs, dans son travail ou sa vie sociale, ce qui n&rsquo;est généralement pas le cas dans une dépression.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-group is-style-liens"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h4 class="wp-block-heading"><span id="Voir_aussi_dans_le_glossaire">Voir aussi dans le glossaire</span></h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://interactologie.fr/tentative-de-solution/" data-type="post">Tentative de solution</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>
</ul>
</div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Biais cognitif</title>
		<link>https://interactologie.fr/biais-cognitif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 11:35:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Glossaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://interactologie.fr/?p=2932</guid>

					<description><![CDATA[Un biais cognitif est une distorsion systématique du jugement, produite par les raccourcis mentaux que le cerveau utilise pour fonctionner ou décider rapidement. Ce n'est pas une erreur occasionnelle : c'est un mécanisme prévisible, présent chez tout le monde, y compris chez les experts.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Un recruteur juge un candidat compétent parce qu&rsquo;il a une poignée de main ferme. Un parent se souvient surtout de la dispute de la veille, pas des trois moments agréables de la journée. Un investisseur garde une action perdante trop longtemps parce qu&rsquo;il a du mal à admettre s&rsquo;être trompé. Trois situations très différentes, un même point commun : dans chacune, le jugement s&rsquo;écarte de la logique pure, de façon prévisible et répétée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mécanisme s&rsquo;appelle un <strong>biais cognitif</strong>. Les psychologues Amos Tversky et Daniel Kahneman posent les bases du concept en 1974 dans « Judgment under Uncertainty: Heuristics and Biases » : pour décider vite face à l&rsquo;incertitude, le cerveau recourt à des raccourcis de pensée, les heuristiques, qui simplifient l&rsquo;information au prix d&rsquo;erreurs systématiques. Un biais cognitif n&rsquo;est donc pas un simple moment d&rsquo;inattention : c&rsquo;est l&rsquo;effet régulier et prévisible de ces raccourcis, présent chez tout le monde, y compris chez les personnes les plus formées à raisonner juste.</p>



<p class="is-style-assertion wp-block-paragraph">Un biais cognitif n&rsquo;est pas un défaut de caractère ni un manque d&rsquo;intelligence, mais plutôt le prix à payer pour penser vite plutôt que de tout recalculer à chaque raisonnement.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le <a href="https://interactologie.fr/biais-de-confirmation-pourquoi-votre-cerveau-a-toujours-raison/" data-type="post">biais de confirmation</a> pousse à chercher les informations qui confirment ce qu&rsquo;on pense déjà, plutôt que celles qui le contrediraient.</li>



<li>Le <a href="https://interactologie.fr/biais-de-negativite-pourquoi-une-critique-vaut-dix-compliments/" data-type="post">biais de négativité</a> fait qu&rsquo;une critique pèse plus lourd dans la mémoire que plusieurs compliments de même intensité.</li>



<li>L&rsquo;<a href="https://interactologie.fr/leffet-de-halo-un-trait-et-votre-cerveau-a-deja-tout-decide/" data-type="post">effet de halo</a> fait qu&rsquo;une première impression sur un trait contamine le jugement sur tous les autres traits d&rsquo;une personne.</li>
</ul>



<div class="wp-block-group is-style-glossaire-distinction"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h3 class="wp-block-heading"><span id="A_ne_pas_confondre_avec">À ne pas confondre avec</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une heuristique : l&rsquo;heuristique est le raccourci mental lui-même, le mécanisme qui permet de juger vite. Le biais cognitif est le résultat de ce raccourci quand il produit une erreur.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-group is-style-liens"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h4 class="wp-block-heading"><span id="Voir_aussi_dans_le_glossaire">Voir aussi dans le glossaire</span></h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://interactologie.fr/renforcement-intermittent/" data-type="post">Renforcement intermittent</a> <em>Psychologie générale</em></li>
</ul>
</div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Phobie scolaire</title>
		<link>https://interactologie.fr/phobie-scolaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 11:04:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Glossaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://interactologie.fr/?p=2925</guid>

					<description><![CDATA[La phobie scolaire, ou refus scolaire anxieux, désigne une angoisse massive qui empêche un enfant de se rendre en classe, sans lien avec un désintérêt pour l'école. Les cliniciens préfèrent aujourd'hui ce second terme, plus fidèle au mécanisme réellement en jeu.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Un enfant qui aimait l&rsquo;école jusque-là se met, un matin, à ne plus pouvoir en franchir la porte. Nausées, maux de ventre, crise d&rsquo;angoisse. Ce n&rsquo;est ni un caprice ni un désintérêt soudain : c&rsquo;est souvent le signe d&rsquo;un mécanisme précis, que les cliniciens appellent aujourd&rsquo;hui le refus scolaire anxieux, plus connu du grand public sous le nom de <strong>phobie scolaire</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le terme de phobie scolaire est repris et critiqué dès 1974 par le neuropsychiatre Julian de Ajuriaguerra, qui le définit comme le cas d&rsquo;enfants qui, pour des raisons irrationnelles, refusent d&rsquo;aller à l&rsquo;école et réagissent par une anxiété très vive, voire de la panique, quand on essaie de les y forcer. Cette définition fait toujours référence en France. Depuis, les professionnels lui préfèrent le terme de <strong>refus scolaire anxieux</strong> (RSA), qui décrit mieux le mécanisme réel : ce n&rsquo;est généralement pas l&rsquo;école elle-même qui fait peur, mais une anxiété sous-jacente, séparation, situations sociales, évaluation, parfois harcèlement, dont l&rsquo;école devient le lieu d&rsquo;expression, pas la cause profonde.</p>



<p class="is-style-assertion wp-block-paragraph"><a href="https://interactologie.fr/phobie-scolaire-ce-nest-pas-un-caprice-et-voila-ce-qui-se-passe-vraiment/" data-type="post" data-id="744">Un enfant en refus scolaire anxieux ne refuse pas d&rsquo;apprendre : il aime souvent l&rsquo;école</a>. Ce qui le bloque, c&rsquo;est une anxiété qui se déclenche au moment d&rsquo;y aller, et dont la véritable origine peut être une situation problématique dans la cour d&rsquo;école, une évaluation, une inquiétude familiale, etc.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un enfant somatise le matin avant l&rsquo;école (maux de ventre, nausées) mais ces symptômes disparaissent souvent le week-end ou pendant les vacances : signe classique d&rsquo;une angoisse situationnelle, pas à un rejet du contenu scolaire.</li>



<li>Un adolescent en refus scolaire anxieux est souvent en mesure de continuer à suivre les cours à distance ou de travailler seul chez lui, ce qui montre que le rapport à l&rsquo;apprentissage reste intact, contrairement à un désintérêt scolaire.</li>



<li>Un enfant qui multiplie les absences sans angoisse manifeste, sans somatisation, et sans intérêt renouvelé pour rattraper les cours manqués, relève plus probablement d&rsquo;un autre mécanisme : <strong>le décrochage</strong>.</li>
</ul>



<p class="is-style-default wp-block-paragraph">En Thérapie brève systémique et stratégique, distinguer le refus scolaire anxieux du décrochage change complètement l&rsquo;approche : dans le premier cas, le travail porte sur l&rsquo;angoisse et les tentatives de solution de l&rsquo;entourage qui l&rsquo;entretiennent parfois sans le vouloir ; dans le second, la question est ailleurs.</p>



<div class="wp-block-group is-style-glossaire-distinction"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h3 class="wp-block-heading"><span id="A_ne_pas_confondre_avec">À ne pas confondre avec</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le décrochage scolaire : le décrochage se caractérise par un désintérêt progressif, un absentéisme de convenance ou lié à un trouble de l&rsquo;apprentissage, sans la peur propre au refus scolaire anxieux.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-group is-style-liens"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h4 class="wp-block-heading"><span id="Voir_aussi_dans_le_glossaire">Voir aussi dans le glossaire</span></h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://interactologie.fr/harcelement-scolaire/" data-type="post">Harcèlement scolaire</a> <em>Problématiques fréquentes</em></li>



<li><a href="https://interactologie.fr/tentative-de-solution/" data-type="post" data-id="2532">Tentative de solution</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>
</ul>
</div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Harcèlement scolaire</title>
		<link>https://interactologie.fr/harcelement-scolaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 10:47:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Glossaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://interactologie.fr/?p=2919</guid>

					<description><![CDATA[Le harcèlement scolaire désigne des agressions répétées et intentionnelles, exercées dans une relation de domination. Trois critères le distinguent d'un conflit ponctuel : la répétition, la violence, et l'isolement.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Un enfant insulté, bousculé ou qui reçoit des messages injurieux une seule fois traverse un incident isolé, pas nécessairement du harcèlement. Mais quand ces agressions se répètent et qu&rsquo;elles s&rsquo;inscrivent dans un rapport de force durable, la situation change de nature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l&rsquo;Éducation nationale, sur son portail Non au harcèlement, retient trois caractéristiques pour définir le harcèlement scolaire. <strong>La violence</strong> : un rapport de force et de domination entre un ou plusieurs élèves et une ou plusieurs victimes. <strong>La répétitivité</strong> : des agressions qui se répètent régulièrement, pas un fait isolé. <strong>L&rsquo;isolement</strong> de la victime : souvent plus petite, plus faible physiquement, et dans l&rsquo;incapacité de se défendre seule. Ce triptyque prolonge les travaux du psychologue norvégien Dan Olweus, qui étudie le phénomène dès les années 1970 dans les écoles scandinaves et pose les bases de sa définition actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le harcèlement se fonde parfois (mais pas toujours) sur le rejet d&rsquo;une différence : l&rsquo;apparence physique, le sexe ou l&rsquo;identité de genre, l&rsquo;orientation sexuelle réelle ou supposée, un handicap, un trouble de la parole, l&rsquo;appartenance à un groupe social ou culturel, ou simplement des centres d&rsquo;intérêt différents de ceux du groupe dominant.</p>



<p class="is-style-assertion wp-block-paragraph">Ce qui fait le harcèlement, ce n&rsquo;est pas la gravité d&rsquo;un acte isolé : c&rsquo;est sa répétition, dans un rapport de force où la victime est prise dans une <a href="https://interactologie.fr/escalade-complementaire/" data-type="post" data-id="2864">escalade complémentaire</a> qui la positionne toujours plus bas.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Des moqueries répétées sur le physique, prononcées chaque jour par le même enfant, constituent une forme verbale de harcèlement.</li>



<li>L&rsquo;exclusion systématique d&rsquo;un enfant des jeux de récréation, orchestrée silencieusement par un groupe, est une autre forme de harcèlement (souvent invisible aux yeux des adultes).</li>



<li>Des messages humiliants qui circulent en boucle sur un groupe de discussion, en dehors des heures de classe, prolongent le harcèlement au-delà de l&rsquo;enceinte scolaire : c&rsquo;est le cyberharcèlement.</li>
</ul>



<p class="is-style-default wp-block-paragraph">Vouloir faire justice à la place son enfant, ou encore <a href="https://interactologie.fr/harcelement-scolaire-arretez-de-dire-ignore-les-a-votre-enfant/" data-type="post" data-id="2154">lui dire d&rsquo;ignorer les moqueries</a> laisse souvent le rapport de force intact, voire l&rsquo;aggrave. Emmanuelle Piquet, thérapeute systémicienne spécialiste de ces sujets, propose de préparer avec l&rsquo;enfant des « flèches », des répliques verbales précises associées à une posture assurée, adaptées avec grande précision à la situation et entraînées à l&rsquo;avance, pour permettre à l&rsquo;enfant de reprendre le contrôle.</p>



<div class="wp-block-group is-style-glossaire-distinction"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h3 class="wp-block-heading"><span id="A_ne_pas_confondre_avec">À ne pas confondre avec</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un conflit entre élèves : une dispute ponctuelle, même intense, entre deux enfants sans rapport de domination durable, n&rsquo;est pas du harcèlement. C&rsquo;est la répétition, le rapport de force et/ou l&rsquo;isolement de la victime qui font la différence, pas la seule intensité d&rsquo;un incident.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-group is-style-liens"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h4 class="wp-block-heading"><span id="Voir_aussi_dans_le_glossaire">Voir aussi dans le glossaire</span></h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="#">Escalade complémentaire</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>



<li><a href="https://interactologie.fr/approche-systemique/" data-type="post" data-id="2893">Approche systémique</a> <em>Psychologie générale</em></li>



<li><a href="https://interactologie.fr/phobie-scolaire/" data-type="post" data-id="2925">Phobie scolaire</a> <em>Problématiques fréquentes</em></li>
</ul>
</div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rétroaction</title>
		<link>https://interactologie.fr/retroaction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 13:43:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Glossaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://interactologie.fr/?p=2909</guid>

					<description><![CDATA[Issue de la cybernétique, la rétroaction désigne le processus par lequel l'information sur le résultat d'une action revient vers celui qui l'a produite, lui permettant d'ajuster son comportement. Dans une relation, chaque réaction devient à son tour une information qui oriente la suite.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Un parent demande à son enfant de ranger sa chambre. L&rsquo;enfant hausse les épaules et continue son jeu. Le parent, en voyant cette réaction, hausse le ton. L&rsquo;enfant, en entendant ce ton plus dur, se braque davantage. Qui a commencé ? La question n&rsquo;a pas vraiment de réponse, parce qu&rsquo;à chaque étape, la réaction de l&rsquo;un devient l&rsquo;information qui oriente le comportement de l&rsquo;autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mécanisme porte un nom : le <strong>feedback</strong>, terme anglais que la littérature francophone traduit par <strong>rétroaction</strong>, les deux désignant strictement la même chose. Concept issu de la cybernétique, il désigne le processus par lequel l&rsquo;information concernant le résultat d&rsquo;une action est renvoyée à celui qui l&rsquo;a produite, lui permettant d&rsquo;ajuster son comportement. Norbert Wiener pose les bases de cette notion en 1948 dans <em>Cybernetics: Or Control and Communication in the Animal and the Machine</em>. Une vingtaine d&rsquo;années plus tard, Paul Watzlawick, Janet Beavin et Don Jackson mobilisent ce cadre cybernétique dans <em>Pragmatics of Human Communication</em> (1967) pour analyser la communication humaine : A influence B, qui influence à son tour A, et ainsi de suite. Ce n&rsquo;est plus une ligne droite entre une cause et une conséquence, mais une boucle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On distingue deux types de rétroaction, selon l&rsquo;effet qu&rsquo;elle produit sur le système :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La <strong>rétroaction négative</strong> corrige un écart et ramène le système vers son état habituel, comme un thermostat qui stabilise une température. </li>



<li>La <strong>rétroaction positive</strong> amplifie au contraire les écarts, et pousse le système vers un changement d&rsquo;état, une rupture avec son équilibre précédent. Contrairement à ce que son nom suggère, elle n&rsquo;est pas nécessairement positive au sens où on l&rsquo;entend habituellement : elle peut conduire à une escalade destructrice, comme dans un conflit qui s&rsquo;intensifie jusqu&rsquo;à la rupture, ou à une transformation bénéfique, comme dans un processus thérapeutique réussi.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont les rétroactions négatives qui maintiennent globalement la stabilité d&rsquo;un système, pendant que les rétroactions positives permettent ses évolutions, parfois brutales.</p>



<p class="is-style-assertion wp-block-paragraph">L&rsquo;existence de ces boucles introduit une causalité circulaire, le fameux problème de la poule et de l&rsquo;œuf : dans une relation, il n&rsquo;y a pas de point de départ absolu, seulement des réactions qui deviennent à leur tour des informations.</p>



<p class="is-style-default wp-block-paragraph">En Thérapie brève systémique et stratégique, repérer si une boucle est plutôt négative (elle stabilise, parfois un problème) ou positive (elle amplifie, parfois une crise) aide à identifier où et comment intervenir.</p>



<div class="wp-block-group is-style-glossaire-distinction"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h3 class="wp-block-heading"><span id="A_ne_pas_confondre_avec">À ne pas confondre avec</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;homéostasie : la rétroaction est le mécanisme d&rsquo;information en retour qui relie deux comportements, négatif ou positif selon son effet. L&rsquo;homéostasie est l&rsquo;équilibre que produisent spécifiquement les rétroactions négatives coexistant au sein d&rsquo;un système. La rétroaction est le processus, l&rsquo;homéostasie est l&rsquo;un de ses résultats possibles.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-group is-style-liens"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h4 class="wp-block-heading"><span id="Voir_aussi_dans_le_glossaire">Voir aussi dans le glossaire</span></h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://interactologie.fr/homeostasie/" data-type="post" data-id="2901">Homéostasie</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>



<li><a href="https://interactologie.fr/systeme/" data-type="post" data-id="2882">Système</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>



<li><a href="https://interactologie.fr/cercle-vicieux/" data-type="post">Cercle vicieux</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>
</ul>
</div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Homéostasie</title>
		<link>https://interactologie.fr/homeostasie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 12:33:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Glossaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://interactologie.fr/?p=2901</guid>

					<description><![CDATA[L'homéostasie désigne la tendance d'un système à revenir vers son équilibre habituel après une perturbation, même quand cet équilibre entretient une souffrance. C'est souvent ce mécanisme qui explique pourquoi un système résiste au changement, y compris à un changement positif.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Un adolescent en grande souffrance commence enfin à aller mieux en thérapie. Et c&rsquo;est à ce moment précis que sa famille traverse une crise inattendue : un conflit entre les parents éclate, un frère ou une sœur se met à aller mal à son tour. Ce n&rsquo;est pas forcément une coïncidence malheureuse, mais souvent le signe que le système entier, pas seulement l&rsquo;adolescent, s&rsquo;était organisé autour de ce problème, et qu&rsquo;il cherche à revenir à son équilibre habituel dès que cet équilibre est menacé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mécanisme s&rsquo;appelle l&rsquo;<strong>homéostasie</strong>. Don Jackson, psychiatre et cofondateur du Mental Research Institute, introduit dès 1954 le terme d&rsquo;homéostasie familiale, après avoir observé que l&rsquo;amélioration d&rsquo;un patient déstabilisait parfois le reste de sa famille. Paul Watzlawick, Janet Beavin et Don Jackson développent ensuite ce constat dans <em>Pragmatics of Human Communication</em> (1967) : un système familial se régule par <strong>rétroaction négative</strong>, c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;un écart par rapport au fonctionnement habituel déclenche une réponse qui tend à réduire cet écart, exactement comme un thermostat corrige une variation de température. Cette régulation, souvent invisible aux personnes concernées, ramène le système vers son état habituel après toute perturbation, y compris quand cette perturbation était une amélioration.</p>



<p class="is-style-assertion wp-block-paragraph">Un système ne résiste pas seulement au pire. Il résiste aussi, parfois, au mieux, quand ce mieux menace l&rsquo;équilibre auquel il s&rsquo;est habitué.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Dans un couple, quand l&rsquo;un des deux entame un travail personnel et change sa façon de réagir, l&rsquo;autre peut, sans le vouloir, intensifier ses propres comportements habituels pour retrouver l&rsquo;équilibre auquel il était habitué.</li>



<li>Chez un enfant qui progresse à l&rsquo;école après des mois de difficultés, l&rsquo;apparition de nouveaux symptômes ailleurs, sommeil, appétit, comportement, peut signaler que le système familial cherche un nouveau point d&rsquo;équilibre.</li>
</ul>



<p class="is-style-default wp-block-paragraph">En Thérapie brève systémique et stratégique, anticiper cette résistance fait partie du travail : un changement qui tient dans la durée est un changement qui a pris en compte l&rsquo;équilibre du système entier, pas seulement l&rsquo;amélioration d&rsquo;une personne.</p>



<div class="wp-block-group is-style-glossaire-distinction"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h3 class="wp-block-heading"><span id="A_ne_pas_confondre_avec">À ne pas confondre avec</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le cercle vicieux : l&rsquo;homéostasie décrit la tendance générale d&rsquo;un système à revenir à son équilibre habituel. Le cercle vicieux est un cas particulier de cette dynamique, où l&rsquo;équilibre maintenu est justement celui qui entretient le problème.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-group is-style-liens"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h4 class="wp-block-heading"><span id="Voir_aussi_dans_le_glossaire">Voir aussi dans le glossaire</span></h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://interactologie.fr/systeme/" data-type="post" data-id="2882">Système</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>



<li><a href="https://interactologie.fr/approche-systemique/" data-type="link" data-id="https://interactologie.fr/approche-systemique/">Approche systémique</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>



<li><a href="https://interactologie.fr/retroaction/" data-type="post" data-id="2909">Rétroaction</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>
</ul>
</div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Approche systémique</title>
		<link>https://interactologie.fr/approche-systemique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 08:19:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Glossaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://interactologie.fr/?p=2893</guid>

					<description><![CDATA[L'approche systémique analyse un système en observant les relations entre ses éléments plutôt que les éléments eux-mêmes. C'est une démarche qui invite à dépasser les causes linéaires pour observer interdépendances, rétroactions et conséquences indirectes.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Face à un enfant qui refuse d&rsquo;aller à l&rsquo;école, une première question vient presque toujours en premier : pourquoi lui, pourquoi maintenant, qu&rsquo;est-ce qui, chez lui, ne va pas. L&rsquo;approche systémique pose une question différente : qu&rsquo;est-ce qui se passe autour de lui, en ce moment, entre les adultes et lui, qui maintient ce refus en place. Ce déplacement de regard, des individus vers les relations, est au cœur de ce qu&rsquo;on appelle l&rsquo;approche systémique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;approche systémique consiste à analyser un système en tant qu&rsquo;entité où chaque élément a un rôle et des relations définies avec les autres éléments. <strong>Elle s&rsquo;intéresse donc davantage aux relations entre les éléments qu&rsquo;aux éléments pris isolément : c&rsquo;est ce point commun qui réunit toutes les démarches qu&rsquo;on qualifie de « systémiques », de la biologie à la thérapie familiale.</strong> L&rsquo;école de Palo Alto, portée notamment par Gregory Bateson puis par Paul Watzlawick, Janet Beavin et Don Jackson au Mental Research Institute, en fait l&rsquo;un des piliers de son travail clinique à partir des années 1960, en faisant émerger les grands principes de la Thérapie brève systémique et stratégique.</p>



<p class="is-style-assertion wp-block-paragraph">La systémie invite à aller au-delà des causes linéaires pour observer les interdépendances, les rétroactions et les conséquences indirectes de ce que chacun fait.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Totalité</strong> : le tout est plus que la somme de ses parties. Le comportement d&rsquo;une personne s&rsquo;explique par le fonctionnement du système, pas l&rsquo;inverse.</li>



<li><strong>Homéostasie</strong> : un système cherche à limiter ses propres variations et à revenir vers un état stable (qui n&rsquo;est pas forcément dénué de souffrances), même quand son environnement change, souvent sans que personne ne le décide consciemment.</li>



<li><strong>Équifinalité</strong> : un même état final peut être atteint à partir de conditions de départ très différentes, et par des chemins différents. Autrement dit, il n&rsquo;y a pas une cause unique à un problème donné : chercher « la » cause originelle est souvent moins utile que d&rsquo;observer comment le problème se maintient aujourd&rsquo;hui au sein d&rsquo;un système donné.</li>
</ul>



<div class="wp-block-group is-style-glossaire-distinction"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h3 class="wp-block-heading"><span id="A_ne_pas_confondre_avec">À ne pas confondre avec</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le système : le système est l&rsquo;objet observé (une famille, un couple, une équipe). L&rsquo;approche systémique est la démarche qu&rsquo;on utilise pour l&rsquo;observer et le comprendre. L&rsquo;un est la chose, l&rsquo;autre est le regard qu&rsquo;on porte dessus.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-group is-style-liens"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h4 class="wp-block-heading"><span id="Voir_aussi_dans_le_glossaire">Voir aussi dans le glossaire</span></h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://interactologie.fr/systeme/">Système</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>



<li><a href="https://interactologie.fr/homeostasie/">Homéostasie</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>



<li><a href="https://interactologie.fr/cercle-vicieux/" data-type="post">Cercle vicieux</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>
</ul>
</div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Système</title>
		<link>https://interactologie.fr/systeme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 08:01:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Glossaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://interactologie.fr/?p=2882</guid>

					<description><![CDATA[Un système est un ensemble d'éléments en interaction, dont les comportements s'influencent mutuellement selon certaines règles, de sorte que le fonctionnement de l'ensemble ne peut pas être compris en étudiant chaque élément séparément.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">On dit souvent qu&rsquo;un enfant est « capricieux » ou qu&rsquo;un couple est « en crise », comme si le comportement lui appartenait en propre, quel que soit le contexte. Mais un enfant qui fait des crises se comporte différemment selon qu&rsquo;il est face à sa mère, à son père, ou à un grand-parent. Un couple « en crise » fonctionne rarement de la même façon en présence d&rsquo;un tiers ou seul à la maison. Comprendre ce qui se passe suppose de <strong>regarder non pas les personnes une par une, mais</strong> <strong>le tout qu&rsquo;elles forment ensemble : c&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle un système</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le biologiste Ludwig von Bertalanffy, fondateur de la théorie générale des systèmes, a défini un système comme un « complexe d&rsquo;éléments en interactions » (<em>General System Theory</em>, George Braziller, 1968). Plusieurs chercheurs de l&rsquo;école de Palo Alto développent une lecture comparable : Paul Watzlawick, Janet Beavin et Don Jackson, du Mental Research Institute, consacrent un chapitre entier de <em>Pragmatics of Human Communication</em> (1967) à l&rsquo;interaction comme système, et l&rsquo;appliquent aux relations humaines.</p>



<p class="is-style-assertion wp-block-paragraph">C&rsquo;est le principe de totalité : le tout est plus que la somme de ses parties, et le comportement d&rsquo;une personne s&rsquo;explique souvent par le fonctionnement du système duquel elle fait partie, plutôt que l&rsquo;inverse.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un enfant peut être décrit comme « sage » à l&rsquo;école et « impossible » à la maison : ce n&rsquo;est pas une contradiction, ce sont deux systèmes différents, avec des règles et des rôles différents.</li>



<li>Dans une équipe de travail, un collaborateur peut sembler passif en réunion générale et particulièrement moteur en petit comité : le système change, son comportement aussi.</li>
</ul>



<p class="is-style-default wp-block-paragraph">En Thérapie brève systémique et stratégique, c&rsquo;est cette bascule qui change tout dans la pratique : on ne cherche pas ce qui ne va pas chez une personne, on cherche ce qui se passe dans la danse entre les différents protagonistes du système pertinent, et c&rsquo;est souvent là que se trouve un levier de changement.</p>



<div class="wp-block-group is-style-glossaire-distinction"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h3 class="wp-block-heading"><span id="A_ne_pas_confondre_avec">À ne pas confondre avec</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le cercle vicieux : le système est le cadre relationnel dans lequel des comportements s&rsquo;influencent (une famille, un couple, une équipe). Le cercle vicieux est un mécanisme particulier qui peut se produire à l&rsquo;intérieur d&rsquo;un système, quand une réponse à un problème finit par l&rsquo;entretenir. Le système est la scène, le cercle vicieux est un scénario possible sur cette scène.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-group is-style-liens"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h4 class="wp-block-heading"><span id="Voir_aussi_dans_le_glossaire">Voir aussi dans le glossaire</span></h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://interactologie.fr/approche-systemique/">Approche systémique</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>



<li><a href="https://interactologie.fr/cercle-vicieux/" data-type="post">Cercle vicieux</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>



<li><a href="https://interactologie.fr/tentative-de-solution/" data-type="post">Tentative de solution</a> <em>Concepts Palo Alto</em></li>
</ul>
</div></div>
]]></content:encoded>
					
		
		
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